Question orale du député Carlo Di Antonio à Mme. Marie-Dominique Simonet, ministre des affaires extérieures, de la recherche et des technologies nouvelles sur "la nature des relations entre la Région wallonne et la Biélorussie".Ca va co fé du boucan d'in l'baraque !
M. Carlo Di Antonio (cdH). – Je souhaite vous interroger de manière assez large sur l’état actuel des relations entre la Région wallonne et la République de Biélorussie. Pouvez-vous m’indiquer quelle est la nature de ces relations ?
(...)
Mme Marie-Dominique Simonet, Ministre de la Recherche, des Technologies nouvelles et des Relations extérieures. – Le Bélarus est la dernière dictature d'Europe et la dernière dictature communiste avec la Corée du Nord. (...) La Commissaire européenne, Mme Ferrero-Waldner, (...) a de nouveau demandé aux autorités bélarusses de libérer les détenus politiques et de respecter les droits inaliénables de réunion et d'expression du peuple bélarusse.
Le Gouvernement de la Région wallonne s'aligne naturellement sur la politique définie par le Conseil de l'Union européenne en la matière. Parmi d'autres mesures, celui-ci a décidé que les contacts au niveau ministériel étaient suspendus. Les contacts entre fonctionnaires sont acceptés.
(...)
M. Carlo Di Antonio (cdH). - Je remercie Mme la Ministre pour sa réponse. Je suis particulièrement attentif à cette situation, notamment parce que j'ai la chance d'accueillir deux fois par an un enfant biélorusse chez moi, ce qui me donne également l'occasion de m'entretenir avec ses parents et d'en savoir un peu plus sur ce régime.
Votre réponse est claire et complète. Elle me rassure pleinement. Je pense que la position de la Région wallonne est légitime et conforme aux mesures décidées au niveau européen. Tout cela ne fait que renforcer mon étonnement face à la réunion officielle et l'accueil chaleureux prodigué avant l'été par le Président de notre Parlement, José Happart, à l'égard de l'Ambassadeur de Biélorussie. Certes, celui-ci venait dans notre enceinte à l'occasion du vernissage d'une exposition de peintres biélorusses. Fallait-il pour autant que M. Happart le fasse applaudir par toute notre Assemblée ? Qu'il organise un cocktail en son honneur et affirme que tout cela témoignait des relations entre la Wallonie et la Biélorussie et souligne la dimension particulière de cette dernière ? Le compte-rendu de ce vernissage figure d'ailleurs sur le site web du Parlement Wallon.
Après vos propres explications, que doit-on penser de tout cela ? Ces agissements n'entrent-ils pas en pleine contradiction avec la politique extérieure officielle du Gouvernement wallon que vous venez de nous rappeler ? Partagez-vous mon étonnement et mon malaise ? Il est vrai que l'Ambassadeur n'est pas concerné par les sanctions décidées par l'Union européenne et il n'y a, ici, formellement rien d'illégal à l'inviter et à le recevoir.
En effet, contrairement à l'homologue de M. Happart, l'Ambassadeur, lui, n'est pas interdit de séjour. Néanmoins, symboliquement, l'excellent accueil réservé à l'Ambassadeur d'un tel régime au sein-même de notre Assemblée parlementaire n'est-il pas quelque peu scandaleux ?Veut-on dire par là qu'on cautionne les agissements et dérives des autorités biélorusses ? L'une ou l'autre partie de chasse justifie-t-elle qu'en retour, le Parlement tout entier doive accueillir le représentant officiel d'une dictature et lui témoigner autant de sympathie ? À mon avis, M. Happart, qui a lui-même été longtemps Parlementaire européen, et qui, en juin dernier, organisait un voyage d'éducation citoyenne auprès des institutions européennes à Strasbourg, aurait mieux fait de s'inspirer de l'action du Parlement européen. En effet, ce dernier, au lieu de recevoir en son sein un représentant officiel du Président biélorusse, a plutôt préféré remettre en 2006 son prix le plus prestigieux, le Prix Sakharov, à l'opposant principal de ce même Président, M. Alexandre Milinkiewicz, chef de l'opposition biélorusse et, à ce titre, régulièrement emprisonné par la police politique de ce « si sympathique » régime.
Source : http://www.carlodiantonio.be/blog/
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Not' bourgmesss' a enfilé sa cape de député au Parlement Wallon et a tracé un 'C' qui veut dire 'Carlo' sur la tête de José Happart. Extraits :
Publication > par kooolman, le vendredi 5 oct 2007 à 13:55 ::
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