"Gloire à lui", 4e épisode.
Rappelez-vous les épisodes précédents (1, 2 et 3.) : Christophe Bléret, avocat de son état, contestait la validité des radars belges sur le fait que leur entretien ne correspondait pas à la périodicité imposée par leur pays d'origine : la France. En France, on les révise tous les ans, tandis qu'en Belgique, 1 x tous les deux ans. Finalement, sa plainte n'a pas abouti. Dommage.

Ceci dit, il reste pour moi, qui n'apprécie que fort peu l'utilisation des radars sur nos routes, un maître (sans jeu de mot, par rapport à son job :-) ) en la matière.
Je le redis, je ne conteste pas l'utilisation des radars mais bien la façon qu'on les utilise. J'en ai parlé dans mes précédents billets : ici, ici et ici.

Dans un des journaux de SudPresse du 22 mai (oui, je sais, je suis en retard :-) ), un article lui est consacré. Le voici au format pdf : téléchargez ici

Et voici une liste, tirée de cet article, de ses "trophées" :-)
Bravo Cricri :-)
  • Un conducteur pris en excès de vitesse : le juge de police de Marche va pour la première fois vérifier que le policier utilise le radar convenablement.
  • Un automobiliste ivre blesse des gens : acquitté à Neufchâteau parce que les verbalisants ne lui signifient pas dans le PV son droit à une contre-expertise sanguine.
  • Un chauffard ivre tue son passager : nullité des poursuites parce que le juge d'instruction de Marche n'avait pas été officiellement désigné.
  • Le président du tribunal est donc suspecté de faux : pour l'appel, l'avocat obtient le dessaisissement du tribunal pour suspicion légitim des juges de Marche.
  • Un automobiliste liégeois conteste un excès de vitesse : défiée par l'avocat, la police fédérale reconnaît qu'il n'est pas l'auteur de l'infraction et n'avoir aucune preuve.
  • Encore un excès de vitesse : acquitté parce que le parquet de Liège n'est pas en mesure de produire les données d'étalonnage du radar.
  • Radars : il conteste leur validité, faute d'entretien. Il perd malgré un réquisitoire favorable du parquet, mais sa cliente pourrait bénéficier de la prescription.
  • Ivre au volant : acquitté car les expertises sanguines ont été réalisées sans réquisitoire écrit du partquet de Marche.
  • Ethylomètres renvoyés à l'entretien et prévenu acquitté : avec son associé Me Baudouin, il parachève le travail initié avant eux par Me Eric Robert.
Loin de moi l'envie de pousser au "tout justiciable" mais quand on a moyen de se faire un peu plaisir à travers une faille du système, il ne faut pas hésiter.

Fuck the matrix !


Mise à jour le 25.08.2008 à 10h58 :
Le Tribunal de Police de Namur a donné raison à Christophe Bléret. Le dossier à Neufchâteau n' est pas clôturé puisque il a introduit un recours en cassation. A suivre...